Clichés, images, photos, de tout, de rien

L’Afrique à Bourg-lès-Valence (26) avec Johnny Clegg

C'est le genre de concert d’où l’on ressort avec le sourire mais aussi une certaine forme de frustration. Celle d’avoir dû quitter trop vite les musiciens. Car 1 h 45 en compagnie de Johnny Clegg, ça passe très vite, trop vite. Un voyage express sur les terres d’Afrique du Sud, mais aussi du Maghreb ou de l’Amérique latine. Une musique sans frontières, jouée par des musiciens sans complexes mais pleins de talent. Noirs et Blancs ensemble, la bonne humeur en prime. Dans un français presque parfait, le « zoulou blanc » a su mettre le public bourcain dans sa poche. Détaillant avec soin et passion le contenu écologique, politique ou humaniste de ses textes. Le combat contre l’Apartheid terminé, l’audience du chanteur contestataire sud-africain a fondu comme peau de chagrin. Loin du succès de la fin des années 80. Étrange paradoxe. Reste pourtant la musique, qui a pris en 2010 un regain de vitalité avec la sortie de « Human », son dernier album, assurément l’un de ses tout meilleurs. Hier, « Asilazi » ou « Hidden away down » ont provoqué l’enthousiasme d’une salle pas tout à fait comble. Sur scène comme dans la salle, on dansait, on chantait et on s’amusait. En rappel, les incontournables « Scatterlings of Africa » et « Asimbonanga » étaient repris en chœur par des centaines de gorges déployées. Rappelant si besoin en était, l’indéfectible soutien du public français à Johnny Clegg, depuis ses débuts remarqués à la fin des années 80 (article paru dans Le Dauphiné libéré du 7/03/2011).

Côté photo, j’ai rarement eu l’occasion de bénéficier d’un éclairage aussi bon (Metallica peut-être ?). Je n’ai pas eu à pousser le D700 dans ses derniers retranchements, exceptions faites des portraits lointains des choristes Mandisa Dlanga et Bongani Masuku, réalisés à 10 000 ISO (70-300 oblige…) ! Et le résultat est bluffant, même à 100 % écran. Seule difficulté de la soirée, l’absence de fosse aux photographes, ce qui m’a obligé à me frayer un chemin parmi les fans du premier rang, pas toujours compréhensifs qu’on vienne se placer devant eux. Après les explications d’usage (« je travaille, blabla »…), deux d’entre-eux m’ont gentiment laissé passer, le temps des trois premières chansons. Qu’ils en soient remerciés et, s’ils passent sur ce blog, qu’ils n’hésitent pas à me laisser leurs coordonnées, je leur enverrai un cliché ou deux par mail.

Photos Janet MOLINS ©

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s