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Catalogne

Perpignan, demeure de rois

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Peu de gens le savent, mais Perpignan fut capitale d’un royaume. Celui, éphémère, de Majorque, entre 1276 et 1344. Les souverains passaient 70 % de leur temps en Roussillon, estiment les historiens. S’ils bénéficiaient à Palma d’une forteresse maure qu’ils remirent au goût du jour, l’Almudaina ; à Perpignan, ils firent bâtir un palais ex nihilo, sur le « puig del Rei ». Ainsi sortait de terre entre 1276 et 1309 le palais des Rois de Majorque, qui domine encore la ville aujourd’hui. Au fil des siècles, il s’est mué en véritable citadelle, fortifié successivement par Louis XI, Charles Quint, Philippe II d’Espagne puis Vauban. Un superbe exemple d’architecture militaire pluriséculaire.


Depuis le puig Sant-Cristau (66)

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© Janet MOLINS

Du haut de ses 1015 mètres d’altitude, le puig Sant Cristau (pic Saint-Christophe) domine le Roussillon, à l’extrémité ouest du massif des Albères. « Som i serem », (« nous sommes et demeurerons »), revendication catalaniste, orne la croix qui fait fièrement face au massif du Canigou. Rappelant que l’histoire s’est écrite aussi sur ces hauteurs, quand l’Espagne, en 1794, tentait en vain de récupérer un Roussillon passé à la France depuis 135 ans. C’est depuis ce sommet que l’armée française menée par les généraux Augereau et Dugommier entama la décisive bataille du Boulou. Aujourd’hui, on peut y admirer un panorama à 360°, embrassant les Pyrénées, les Corbières, la plaine du Roussillon, la Méditerranée et derrière la frontière, l’Alt Empordà.


Voilà l’été !

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© Janet MOLINS

Il est plus que temps de remettre ce blog à jour, d’autant que quelques photos se bousculent dans mes dossiers, prêtes à être publiées. Alors comme la canicule de ces derniers jours nous rappelle que l’été est bien là, autant vous donner envie de vacances. De rafraîchissement. Et de partir à la découverte du trop méconnu sentier du littoral des Pyrénées-Orientales, qui de Cerbère à Collioure, offre de magnifiques criques aux eaux claires, magnifiées par une luminosité unique. Alors, on y va ?

 


Sa majesté le Canigou

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© Janet MOLINS

Autant l’avouer, l’appareil photo a un peu pris la poussière ces derniers mois. Question de priorités. Mais à chaque fois que je me retrouve dans le Roussillon, une envie irrépressible me prend : immortaliser les mille et un visages de ce mont Canigou qui n’a pas fini de me fasciner. Et c’est l’hiver, recouvert de son manteau blanc, que sa majesté prend tout son sens.

Ciel !

 

Coucher de soleil étang de Canet Canigou Esparrou

Des fois, pas besoin de marcher des kilomètres pour obtenir une bonne photo. Quelques pas sur un chemin bordé de vignes, un point de vue légèrement en surplomb et nous y sommes. Le trépied solidement fixé, l’appareil réglé aux petits oignons, un filtre dégradé. Clic. La nature a fait le reste, me réservant un de ces ciels flamboyants au-dessus des montagnes dont les Pyrénées-Orientales gardent jalousement le secret. La Grande Bleue à quelques centaines de mètres, l’étang paisible en contrebas, le majestueux Canigou devant et les vignes au premier plan. Est-il besoin d’en dire plus ?

© Janet MOLINS

 


Une galerie photo pour la promotion des Pyrénées-Orientales (66)

J’ai récemment honoré une commande de photos destinée à faire la promotion de mon cher département d’origine, en vue du tournage éventuel d’une série télévisée. Je ne serai pas plus précis pour des raisons de confidentialité. Mais cet exercice m’a permis de remettre le nez sur quelques-unes de mes photos préférées des Pyrénées-Orientales. Au cas où vous ne les connaîtriez pas encore, voici une galerie qui vous fera naviguer entre mer et montagne, à la découverte du patrimoine naturel et historique d’un coin de France unique en son genre.
© Janet MOLINS


Les blés sont coupés à Villeneuve-de-la-Raho (66)

Campagne Roussillon

Un petit détour par la campagne roussillonnaise, du côté de Villeneuve-de-la-Raho. Après le coucher de soleil, les blés coupés s’assombrissent, leurs sillons menant tout droit vers les proches Albères. Figuiers, roseaux, vignes et oliviers complètent le panorama de cette partie sud de la plaine. © Janet MOLINS


Le Roussillon à la Belle Epoque : le château l’Esparrou

Château l'Esparrou Vignobles Bonfils crépuscule

C’est l’une des oeuvres de l’architecte danois Viggo Dorph-Petersen dans les Pyrénées-Orientales. Construit à la toute fin du XIXe siècle, le château de l’Esparrou témoigne de la puissance économique et financière de ces grandes familles qui firent la renommée du vignoble roussillonnais à la Belle Epoque. Il est classé monument historique depuis 2011. Ici, les Sauvy (*) firent prospérer l’un des plus beaux domaines de la région, qui resta dans le giron familial jusqu’en 2012, date de son rachat par les Languedociens des Vignobles Bonfils. Leurs vins sont régulièrement médaillés dans les plus prestigieux guides et l’on ne saurait passer à proximité sans aller y déguster notamment leurs excellents rivesaltes et muscat-de-rivesaltes, douces spécialités de la Catalogne nord.

© Janet MOLINS

(*) Cette même famille Sauvy a notamment donné à la France l’un de ses meilleurs économistes, également démographe et sociologue, Alfred Sauvy (1898-1990) à qui l’on doit – entre autres – l’expression « Tiers-Monde ».


Lumière d’un soir d’été sur le Canigou (66)

Canigou et vignes soleil couchant

Ligne d’horizon, simple repère visuel ou point d’orientation, il change d’aspect au gré des heures et des saisons. Rose léger au matin, bleu intense en été, blanc éclatant l’hiver, le Canigou impose sa majesté à un département entier. Et si certains de ses frères pyrénéens le dépassent, des esprits roussillonnais nul ne saurait en effacer la trace.

© Janet MOLINS


Montagne magique (66)

estany del Viver vue du matin

Sortis du sac de couchage, les yeux à peine ouverts. Si le soleil n’a pas jailli à l’est comme nous l’espérions ; au petit matin, les environs conservent un parfum de mystère, dans cette nature sauvage et presque déserte. Sur l’estany del Viver, les ombres se dissipent lentement, dans un silence à peine perturbé par le bruissement du vent dans les pins. L’air est vif et déjà exhale ces parfums de prairie et de forêts si typiques de la montagne. Bientôt, les premiers randonneurs apparaîtront, la lumière se fera plus intense, toute la magie disparaissant avant de renaître au crépuscule. © Janet MOLINS