Clichés, images, photos, de tout, de rien

Concerts

The Sixxis et Lion Shepherd en première partie de Riverside (Marché Gare, Lyon)

The Sixxis est un jeune groupe originaire d’Atlanta (Georgia, USA) qui propose un métal prog de belle facture, nourri aux influences traditionnelles du genre (Rush, Dream Theater), comme à des choses plus thrash (Metallica, Megadeth) voire carrément hard ou rock (Led Zep, Alice in Chains). Mike Portnoy himself ne s’y est pas trompé, emmenant le groupe en tournée avec The Winery Dogs. A Lyon, en première partie de Riverside, les sudistes ont livré une solide prestation, très pro, emmenés par une excellente paire de guitaristes et un chanteur/violoniste/claviériste au top. Une formation à suivre.

L’entrée en matière du concert était à la charge des jeunes Polonais de Lion Shepherd. De bonnes aptitudes techniques (surtout chez le guitariste), un chanteur toujours dans le ton pour un ensemble prog à la sauce orientale/folk, fort de mélodies bien construites. Encore un peu de travail scénique et de présence leur permettront de se hisser au niveau de leurs compères de tournée.

© Janet MOLINS

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Riverside au Marché Gare (Lyon, 69)

Il y a quelques années, avouer écouter du rock polonais vous aurait valu quolibets et rires bien gras… Depuis que Riverside écume les scènes du monde entier, la donne a considérablement changé. Enfin, pour qui est réceptif aux musiques progressives ! Car c’est en digne héritière des Genesis, Pink Floyd et autres Marillion que la bande à Mariusz Duda a fait irruption voilà 14 ans. Avec, en 2015, 6 albums à son actif, Riverside compte désormais parmi les ténors de la nouvelle scène rock prog, au milieu des Anathema, Anekdoten, Bigelf ou Porcupine Tree. C’est d’ailleurs au groupe de Steven Wilson que l’on compare parfois abusivement le quatuor polonais. Au risque d’agacer son leader… Certes, les deux formations évoluent dans un prog teinté de nostalgie, rendant régulièrement hommage aux héros des années 70. Elles partagent également des sonorités modernes et électroniques, voire métal, ancrant leur musique dans leur époque. Mais là où « PT » (pour les intimes) avait durci le ton au fil des ans, Riverside a emprunté des chemins de traverse différents. Délaissant la lourdeur pour développer toujours plus de mélodies, tout en conservant une concision exemplaire. « Love Fear and the Time Machine », leur dernier album fraîchement sorti, est un modèle de musique évolutive teintée de pop, où les transitions défilent avec douceur, où chaque texture sonore est savamment pesée puis saupoudrée avec subtilité sur un ensemble d’une rare cohésion. Lundi soir à Lyon, c’est un groupe à l’identité affirmée et de plus en plus à l’aise sur scène qui a littéralement fait chavirer le public du Marché Gare. En voici un court aperçu.
© Janet MOLINS


Loudblast live (Le Teil, Ardèche)

Plus de deux ans après l’événement, voici mes photos du concert de Loudblast au Teil (Ardèche). Les Lillois y figuraient en tête d’affiche d’un sympathique festival qui rassembla quelques centaines de métalleux locaux. Indéniablement, Stéphane Buriez et ses compères ont démontrèrent – si besoin en était – qu’en France, le métal existe bel et bien. Et qu’ils en constituent assurément l’un des plus beaux fleurons, du haut de leurs presque 30 ans de carrière. Avec un leader aussi charismatique que M. Buriez, photographier le groupe est un réel plaisir. Surtout dans une salle en fusion, comme ce soir-là.
© Janet MOLINS


Paul Gilbert à la Flèche d’Or (Paris, 2013)

Les photos commencent à dater mais… le concert était tellement inoubliable qu’il serait bien dommage de ne pas vous les présenter ! Paul Gilbert est un de ces guitar-heroes qui firent florès dans les années quatre-vingts. Encore un vomisseur de notes façon dactylo ? Peut-être, au début de sa carrière. Mais depuis quelques années, le natif de l’Illinois fait la part belle au groove, à l’impro, et à ses musiciens. Car derrière lui, ce ne sont que des pointures. A commencer par son épouse, Emi Gilbert, qui l’accompagne avec brio aux claviers. A la basse, Kelly LeMieux est parmi ce qui se fait de… mieux en rock/métal/fusion. Et à la batteuse, un véritable monstre, l’Autrichien Thomas Lang. Au programme de la soirée, les compos de Mr Gilbert, bien sûr, oscillant entre speed métal technique et jazz fusion funky à souhait. Mais aussi une série de reprises arrangées façon Paulo, avec au programme du Rainbow, du Deep Purple ou du Gary Moore et un final en apothéose sur le « Sin City » d’AC/DC durant lequel les musiciens échangèrent leurs instruments respectifs, sans que la qualité ne faiblisse d’un iota. Dans une Flèche d’Or en fusion, les deux heures de musique passèrent à toute vitesse. Pour ma part, j’étais coincé sur le côté droit de la scène, donc impossible de photographier décemment Kelly LeMieux et Thomas Lang. Qu’ils me pardonnent !
© Janet MOLINS


Joe Satriani en concert sous la pluie, c’est show !

J’aurais voulu achever ma série sur les USA par une dernière photo de San Francisco. Hélas, ma clé USB a rendu l’âme, emportant dans la tombe la seule copie que j’avais de cette photo. En remplacement, je vous propose une galerie sur un habitant de San Francisco ! Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit du guitar-hero Joe Satriani, de passage en Rhône-Alpes * cet été pour un concert exceptionnel.

N’ayant pas pu être accrédité pour ce concert malgré une demande, certes tardive, j’ai quand même essayé de rentrer mon appareil photo et mon zoom dans les gradins. Grâce à la fouille relativement laxiste opérée à l’entrée, c’est passé comme une lettre à la Poste. Et vu que des trombes d’eau se sont abattues sur le public dès qu’ont retenti les première notes, les gorilles de la sécurité ne m’ont pas porté attention. J’ai donc essayé de prendre furtivement quelques photos, pas super discrètement car un gros réflex et un téléobjectif, c’est plutôt voyant. Mais le résultat est là, quelques images correctes vu la faible luminosité du caillou employé (Tamron 70-300 f/4-5.6) et l’éloignement des gradins par rapport à la scène. Les hauts ISO et la réserve de pixels du D800 ont fait le reste, même s’il fut terriblement frustrant de ne disposer que d’un seul angle de prise de vue. Et le concert, me direz-vous ? Fantastique, comme à chaque fois que le maître de la six-cordes se produit. Etincelant, époustouflant, palpitant, impressionnant, porté par un groupe d’enfer – Marco Minnemann, monstrueux derrière ses fûts, Mike Keneally, dégoûtant d’aisance tant à la guitare qu’aux claviers et Bryan Beller ultra-efficace et complémentaire de son compère batteur – Joe Satriani n’a laissé personne indifférent. Certains amateurs de jazz, habitués aux suites d’accords feutrées et douces sonorités des balais de batterie, ont fui aux premiers larsen et coups de semonce de la grosse caisse. A moins que ce ne soit la pluie ? Mais les autres, les fans, les rockers et autres hardos ont enduré deux heures d’une violente averse, le sourire aux lèvres. A refaire le plus tôt possible.
© Janet MOLINS

* Pour éviter tout problème avec l’orga, je fais l’impasse sur le nom de la ville ayant accueilli le concert. Ainsi, peut-être Google m’évitera-t-il ? En tout cas, qu’on ne vienne plus me dire que les appareils photo sont interdits quand je vois la moitié de la fosse brandissant des téléphones équipés de plusieurs millions de pixels, photographiant et filmant le concert dans son intégralité, sans que personne ne pipe mot. C’est dit.


Maestria autour d’Azzola (Crest, 26)

Ce soir-là, à Crest, dans le cadre du festival Crest Jazz Vocal, il n'y avait pas de mots assez forts pour décrire ce qui se passa sur scène. Les seuls noms des musiciens suffisent à donner une idée de la maestria, de la virtuosité, du génie de ce "supergroupe", comme diraient les rockers. Voyez plutôt : autour de Marcel Azzola, mythe de l'accordéon jazz, on retrouvait : Lina Bossati (piano), Sylvain Luc (guitare), Diego Imbert (contrebasse), André Ceccarelli (batterie), Sanseverino (chant et guitare), Daniel Mille, Lionel Suarez et Gérard Luc (accordéon). Un concert d'anthologie que je me bornerai à résumer en deux points (de toute façon, mon commentaire est périmé, c'était le 2 août !) : 1- Sanseverino est complètement fou, 2- Sylvain Luc est le meilleur guitariste du monde. Oui, c'est super trivial, mais c'est ce que je pense. Attention, je suis ouvert au débat hein ? Mais je sais que j'ai raison. :p

Photos Janet MOLINS ©


Roger Waters à Bercy (Paris, 75)

Il y a des concerts qu'on oublie, et d'autres, dont la seule évocation de la date, même plusieurs années après, vous donne encore des frissons. Celui de Roger Waters est de ceux-là. Le "cerveau" de ce qui fut Pink Flyd l'avait annoncé : il s'embarquerait en 2011 pour l'ultime tournée "The Wall", soit la dernière occasion pour voir ce que d'aucuns considèrent comme le plus grand spectacle rock de l'histoire. Comme 17 000 autres fans, nous nous sommes précipités à Paris le 30 mai dernier pour y assister.Je ne reviendrai pas ici sur ce concert, en tout point fabuleux, car d'autres compte-rendus circulent sur le web depuis longtemps. J'avais juste envie de partager les 4 images potables ramenées avec mon compact, avant que sa batterie ne lâche. Et aussi exprimer la frustration d'avoir laissé mon matériel photo à notre pied-à-terre parisien, craignant de me le faire confisquer à l'entrée car je n'étais pas accrédité ce jour-là. Mal m'en avait pris, le sieur Roger, grand seigneur, ayant autorisé toutes sortes de prises de vue, du moment qu'on n'utilisait pas le flash...

Photos Janet MOLINS ©


Nicolas Canteloup à Montélimar (26)

Le médiatique humoriste Nicolas Canteloup était de passage au stade Tropenas de Montélimar, au début de l'été dans le cadre du Sésame festival. Sarkozy, Johnny, Hollande, tout le monde en a pris pour son grade, en finesse et avec la retenue qui caractérise le Girondin d'origine. Un spectacle dont je n'ai vu qu'une partie, horaire de bouclage oblige. Ces photos sont donc la propriété du Dauphiné Libéré et de moi-même. Merci donc de me contacter si vous êtes intéressé(es) par ces photos.

Photos Janet MOLINS © et Le Dauphiné Libéré


Joe Cocker aux Déferlantes d’Argelès-sur-Mer (66)

Aaaah Joe Cocker... Une légende, oui. On a tous en tête son passage à Woodstock et cette version mémorable du "With a Little help from my Friends" des Beatles. Ou les tubes qui ont jalonné la carrière de l'Anglais : "Unchain my Heart", "You are so beautiful" et le sulfureux "You can leave your hat on". Joe Cocker c'est tout ça et bien sûr une voix exceptionnelle. Reconnaissable entre mille. Eraillée, rauque, puissante, même encore aujourd'hui. Car après un début de concert où l'on pouvait craindre quant aux performances vocales du natif de Sheffield, après quelques morceaux, le puissant organe de Cocker balayait les derniers doutes. Incroyable la hargne qui se dégage du personnage, le charisme de ce presque vieillard, la prestance de ce bientôt septuagénaire, simplement vêtu d'un jean et d'une chemise. En fermant les yeux, on se serait crus revenir à l'âge d'or du rock, celui des Who, de Santana, Hendrix et... Cocker. Mon père, qui a connu l'époque et qui était présent au concert, ne disait pas autre chose. Papa, ces photos sont pour toi.

Photos Janet MOLINS ©


Asa aux Déferlantes d’Argelès-sur-Mer (66)

Originaire du Nigéria, Asa mélange avec élégance folk et soul façon Tamla Motown. Un petit air rétro mais rien de suranné dans sa musique empruntant aussi à Fela Kuti et autres gloires de la musique africaine. Une présence et un look qui appellent l'objectif. Ici, 23 photos.

Photos Janet MOLINS