Clichés, images, photos, de tout, de rien

Montagne

Incandescent et tumultueux

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© Janet MOLINS

Même coucher de soleil que la photo publiée il y a un mois. Prise quelques minutes plus tard. Le ciel était tellement grandiose ce soir-là qu’un zoom sur les montagnes était bien incapable d’en restituer toute l’étendue. Alors hop, ultra-grand-angle vissé, histoire aussi d’inclure un premier plan, ce fameux pin en bordure de vigne que j’ai déjà immortalisé à plusieurs reprises (ici notamment). Incandescent, tumultueux, chaotique, un ciel d’exception au-dessus du Roussillon.

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Ciel de feu au-dessus du Canigou

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© Janet MOLINS

Pour poursuivre ma série de couchers de soleil au-dessus du Canigou, un ciel d’exception. Comme souvent les jours de grand vent, les nuages ont été façonnés, vrillés, comme jetés les uns contre les autres dans un chaos indescriptible. Mais ce soir-là, leur écrasant gigantisme et l’étrangeté de leurs formes n’avaient d’égal que leur flamboyance insensée, au moment où le soleil parvenait enfin à les éclairer d’en dessous. La montagne et son sommet glacé, déjà plongés dans la pénombre, semblaient cracher du feu. Unique.


La vallée de l’Agly, les Pyrénées

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© Janet MOLINS

Fin de journée sans soleil sur la vallée de l’Agly. Le vignoble est déjà plongé dans une semi-obscurité alors qu’au loin, les crêtes pyrénéennes connaissent encore une douce lumière filtrée par les nuages. Scène hivernale entre Aude et Pyrénées-Orientales.


La couleur de l’hiver

 

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© Janet MOLINS

Avec le froid polaire qui balaie la France encore aujourd’hui, une dernière photo de balade dans la neige s’imposait. Où l’on se rend compte que toute trace de vert a bien disparu en cette saison, ensevelie sous une neige totalement vierge au moment où je capturais cette image. Avec le brouillard, on pourrait croire à une image en noir et blanc, c’était pourtant en couleur. Celle de l’hiver.


Sur les crêtes glacées

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© Janet MOLINS

Au bord de la falaise, la neige s’accumule par couches, repoussée par le vent. En s’approchant très près et avec un peu d’imagination, on croirait voir des sommets alpins tout blancs, des crêtes inaccessibles d’Alaska, l’approche du cercle polaire en Norvège… Les arbustes à quelques mètres rétablissent l’échelle : nous sommes bien en Drôme, par une semaine d’hiver plus froide qu’à l’accoutumée.


Une éclaircie dans le brouillard

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© Janet MOLINS

De la neige à perte de vue. Près de 30 cm sur un Serre-Gros désert. Dans un épais brouillard, je fais la trace en me disant que je n’aurai qu’à suivre mes pas pour le retour. En bord de falaise, le mistral s’est renforcé. L’éclaircie va durer quelques secondes. Une lumière diaphane s’empare des environs, offrant à ce glaçage immaculé l’occasion éphémère de briller.


Au coeur de l’hiver

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Vestiges décharnés d’une saison morte
Dont les souvenirs se perdent dans le brouillard
Un printemps, un été, que le vent emporte
Dans ce cycle éternel point de hasard
Au fond la seule chose qui importe
Est l’espoir renouvelé du prochain départ

© Janet MOLINS

 


L’Ortenbourg et le Ramstein (Alsace)

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© Janet MOLINS

L’Alsace, terre de grands vins et de châteaux-forts. Les premières crêtes des Vosges en venant de la plaine en sont truffées. Parmi les noms célèbres, l’Ortenbourg et le Ramstein frappent par leur proximité géographique. L’histoire l’explique : en 1291, Rodolphe 1er de Habsbourg, roi des Romains et seigneur de l’Ortenbourg, meurt sans avoir réussi à imposer son fils à la tête du Saint-Empire romain germanique. Un cousin, Otton IV von Ochsenstein, retourne sa veste en soutenant ouvertement l’autre candidat à l’élection impériale, Adolphe de Nassau. Il entreprend alors le siège de l’Ortenbourg, faisant construire pour l’occasion le Ramstein en contrebas. L’Ortenbourg sera incendié, puis reconstruit en 1298 quand Albert de Habsbourg récupèrera la couronne impériale.


Jamais la même photo !

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© Janet MOLINS

 

La photographie de paysage a ceci de remarquable qu’un seul et même point de vue offre chaque jour des conditions de lumière différentes. Donc au final on ne repart jamais avec la même photo. Par conséquent, à chaque fois que je me rends à cet endroit précis, j’essaie d’y cadrer de la même manière, en vue d’une série consacrée aux ciels du Roussillon au-dessus du mont Canigou. Ce soir-là, j’avais été particulièrement gâté. Le problème, c’est que je me dis ça à chaque fois !


Ciel magique au-dessus de l’Ardèche

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© Janet MOLINS

C’est un site exceptionnel. La réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche offre un paysage contrasté, fait de parois abruptes, de forêt méditerranéenne et… d’eau. Elle est partout. C’est elle qui a creusé durant des millénaires ces canyons spectaculaires, aux confins du Massif central, de l’Occitanie et de la Provence.  Sur la route des belvédères, aménagée à la fin des années quatre-vingts entre Vallon-Pont-d’Arc et Saint-Martin-d’Ardèche, les panoramas attirent des touristes venus parfois de très loin. Alors que je patientais pour prendre cette photo, l’un d’entre eux s’enthousiasmait : « On a vu le Colorado, avec le canyon du fer à cheval (*), et dire qu’on a ça aussi en France ! » Un bien joli compliment pour un département parfois méconnu, mais merveilleux à plus d’un titre.

(*) Le Horseshoe Bend est situé en Arizona. J’ai eu moi aussi la chance de le photographier : (https://janetmolins.wordpress.com/2014/10/16/glen-canyon-horseshoe-bend-arizona-usa/)