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Nature

Maury, la vallée de l’Agly, terroirs d’exception

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© Janet MOLINS

A Maury, le grenache est roi. Le village est réputé depuis plus d’un siècle pour ses exceptionnels vins doux naturels, meilleurs amis du chocolat sur toute table digne de ce nom. Dans cette chaude vallée de l’Agly, la vigne est partout, s’accrochant à un paysage aride et tourmenté, balayé par la Tramontane. Les vins secs de cette partie du Roussillon adossée aux Corbières sont aujourd’hui considérés comme l’une des plus belles expressions de vin sudiste made in France. Avec un patrimoine géologique d’exception, l’une des plus grandes concentrations de vieilles vignes de l’Hexagone, des terres abordables, de faibles rendements, une agriculture tendant de plus en plus vers le bio et une multitude de micro-exploitations portées par de jeunes vignerons férus d’innovation, la vallée de l’Agly pourrait bien être le grand terroir viticole de demain.

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De Béar à De Creus

Stitched Panorama

© Janet MOLINS

A l’ombre de la falaise, j’observe. Cette lumière dorée qui lèche les rochers. Qui inonde les falaises. Et révèle dans la splendeur du jour naissant la succession de caps qui mènent jusqu’en Espagne. De Béar à De Creus en passant par Ullastrell, l’Abeille ou Cerbère, la côte catalane dévoile ses charmes, son exceptionnelle luminosité. Une nature  préservée, entre mer et montagne, Méditerranée et Pyrénées.


Au pied du cap Béar

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© Janet MOLINS

Il est 7h10. Peu de vent, pas de vagues, je décide de descendre le long de la falaise de schiste. Exercice un peu périlleux avec mon sac photo dans le dos, le trépied et l’appareil dans une main. Mais en restant prudent, je gagne bien vite le bord de l’eau. Tout n’est que léger clapotis, les goélands doivent dormir encore. La lumière a viré au doré. Devant moi, la roche impose sa masse, j’y découvre deux grottes dont j’ignorais l’existence. Inaccessibles sauf à venir en kayak de mer. Ce sera pour une autre fois. J’imagine une composition verticale avec le phare comme point d’orgue, pour une fois centré. Clic.


6h43, entre rose et orangé

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© Janet MOLINS

Le photographe ne se retourne jamais assez. Certes, encore faut-il que le paysage s’y prête. Et avec le soleil émergeant à peine sur l’horizon marin, on aurait tendance à se focaliser sur l’avant. Alors qu’à l’arrière, les rayons hésitant encore entre le rose et l’orangé projettent une lumière douce sur le cap Béar et son phare. Les flots viennent déjà se briser sur les schistes de la côte Vermeille. Il est 6h43, une nouvelle journée débute.


Il en faut parfois peu…

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© Janet MOLINS

La mer. Des falaises abruptes. Le calme. Les premiers rayons du soleil. Un sentiment profond de liberté. Le bonheur.


Jamais la même photo !

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© Janet MOLINS

 

La photographie de paysage a ceci de remarquable qu’un seul et même point de vue offre chaque jour des conditions de lumière différentes. Donc au final on ne repart jamais avec la même photo. Par conséquent, à chaque fois que je me rends à cet endroit précis, j’essaie d’y cadrer de la même manière, en vue d’une série consacrée aux ciels du Roussillon au-dessus du mont Canigou. Ce soir-là, j’avais été particulièrement gâté. Le problème, c’est que je me dis ça à chaque fois !


Fier comme un goéland

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© Janet MOLINS

Une vieille photo que je viens de retrouver. Un goéland leucophée trônant avec fierté sur une cabine de plage à Mers-les-Bains. « Quoi ? Un coucher du soleil ? »


Côte crépusculaire (66)

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© Janet MOLINS

Le soleil a disparu. La Côte Vermeille change de couleur. Devient bleu nuit, magenta et orangé. La lumière décline, pas la beauté des lieux.


Ciel magique au-dessus de l’Ardèche

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© Janet MOLINS

C’est un site exceptionnel. La réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche offre un paysage contrasté, fait de parois abruptes, de forêt méditerranéenne et… d’eau. Elle est partout. C’est elle qui a creusé durant des millénaires ces canyons spectaculaires, aux confins du Massif central, de l’Occitanie et de la Provence.  Sur la route des belvédères, aménagée à la fin des années quatre-vingts entre Vallon-Pont-d’Arc et Saint-Martin-d’Ardèche, les panoramas attirent des touristes venus parfois de très loin. Alors que je patientais pour prendre cette photo, l’un d’entre eux s’enthousiasmait : « On a vu le Colorado, avec le canyon du fer à cheval (*), et dire qu’on a ça aussi en France ! » Un bien joli compliment pour un département parfois méconnu, mais merveilleux à plus d’un titre.

(*) Le Horseshoe Bend est situé en Arizona. J’ai eu moi aussi la chance de le photographier : (https://janetmolins.wordpress.com/2014/10/16/glen-canyon-horseshoe-bend-arizona-usa/)


Quand la nuit vient

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© Janet MOLINS

Quand la nuit vient, le plus hospitalier des pins prend soudain une allure inquiétante. Le jour, il veille sur les vignes environnantes. La nuit, il observe le silence, scrutant l’obscurité et murmurant parfois sous l’action du vent. Son bruissement n’a alors pour seuls auditeurs que de téméraires sangliers, qui osent parfois s’aventurer jusqu’au seuil des mas environnants.