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Pyrénées-Orientales

Sa majesté le Canigou

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© Janet MOLINS

Autant l’avouer, l’appareil photo a un peu pris la poussière ces derniers mois. Question de priorités. Mais à chaque fois que je me retrouve dans le Roussillon, une envie irrépressible me prend : immortaliser les mille et un visages de ce mont Canigou qui n’a pas fini de me fasciner. Et c’est l’hiver, recouvert de son manteau blanc, que sa majesté prend tout son sens.

Ciel !

 

Coucher de soleil étang de Canet Canigou Esparrou

Des fois, pas besoin de marcher des kilomètres pour obtenir une bonne photo. Quelques pas sur un chemin bordé de vignes, un point de vue légèrement en surplomb et nous y sommes. Le trépied solidement fixé, l’appareil réglé aux petits oignons, un filtre dégradé. Clic. La nature a fait le reste, me réservant un de ces ciels flamboyants au-dessus des montagnes dont les Pyrénées-Orientales gardent jalousement le secret. La Grande Bleue à quelques centaines de mètres, l’étang paisible en contrebas, le majestueux Canigou devant et les vignes au premier plan. Est-il besoin d’en dire plus ?

© Janet MOLINS

 


Une galerie photo pour la promotion des Pyrénées-Orientales (66)

J’ai récemment honoré une commande de photos destinée à faire la promotion de mon cher département d’origine, en vue du tournage éventuel d’une série télévisée. Je ne serai pas plus précis pour des raisons de confidentialité. Mais cet exercice m’a permis de remettre le nez sur quelques-unes de mes photos préférées des Pyrénées-Orientales. Au cas où vous ne les connaîtriez pas encore, voici une galerie qui vous fera naviguer entre mer et montagne, à la découverte du patrimoine naturel et historique d’un coin de France unique en son genre.
© Janet MOLINS


Les blés sont coupés à Villeneuve-de-la-Raho (66)

Campagne Roussillon

Un petit détour par la campagne roussillonnaise, du côté de Villeneuve-de-la-Raho. Après le coucher de soleil, les blés coupés s’assombrissent, leurs sillons menant tout droit vers les proches Albères. Figuiers, roseaux, vignes et oliviers complètent le panorama de cette partie sud de la plaine. © Janet MOLINS


Le Roussillon à la Belle Epoque : le château l’Esparrou

Château l'Esparrou Vignobles Bonfils crépuscule

C’est l’une des oeuvres de l’architecte danois Viggo Dorph-Petersen dans les Pyrénées-Orientales. Construit à la toute fin du XIXe siècle, le château de l’Esparrou témoigne de la puissance économique et financière de ces grandes familles qui firent la renommée du vignoble roussillonnais à la Belle Epoque. Il est classé monument historique depuis 2011. Ici, les Sauvy (*) firent prospérer l’un des plus beaux domaines de la région, qui resta dans le giron familial jusqu’en 2012, date de son rachat par les Languedociens des Vignobles Bonfils. Leurs vins sont régulièrement médaillés dans les plus prestigieux guides et l’on ne saurait passer à proximité sans aller y déguster notamment leurs excellents rivesaltes et muscat-de-rivesaltes, douces spécialités de la Catalogne nord.

© Janet MOLINS

(*) Cette même famille Sauvy a notamment donné à la France l’un de ses meilleurs économistes, également démographe et sociologue, Alfred Sauvy (1898-1990) à qui l’on doit – entre autres – l’expression « Tiers-Monde ».


Lumière d’un soir d’été sur le Canigou (66)

Canigou et vignes soleil couchant

Ligne d’horizon, simple repère visuel ou point d’orientation, il change d’aspect au gré des heures et des saisons. Rose léger au matin, bleu intense en été, blanc éclatant l’hiver, le Canigou impose sa majesté à un département entier. Et si certains de ses frères pyrénéens le dépassent, des esprits roussillonnais nul ne saurait en effacer la trace.

© Janet MOLINS


Montagne magique (66)

estany del Viver vue du matin

Sortis du sac de couchage, les yeux à peine ouverts. Si le soleil n’a pas jailli à l’est comme nous l’espérions ; au petit matin, les environs conservent un parfum de mystère, dans cette nature sauvage et presque déserte. Sur l’estany del Viver, les ombres se dissipent lentement, dans un silence à peine perturbé par le bruissement du vent dans les pins. L’air est vif et déjà exhale ces parfums de prairie et de forêts si typiques de la montagne. Bientôt, les premiers randonneurs apparaîtront, la lumière se fera plus intense, toute la magie disparaissant avant de renaître au crépuscule. © Janet MOLINS


Aux sources de la Têt (66)

Ruisseau étangs du Carlit

Dans ce paysage minéral de montagne, au coeur du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, le végétal ne doit sa place qu’aux précipitations et en particulier à la fonte des neiges, qui alimente en eau combes et vallons. Autour des étangs du Carlit, l’ensemble de ces torrents donne naissance à la Têt qui, bien plus bas, traverse Perpignan avant de se jeter dans la Méditerranée entre Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie. © Janet MOLINS


Sur les berges de l’estany del Vallel (66)

Etangs du Carlit - L'ESTANY DEL VALLEL

L’estany del Vallel offre une vue imprenable sur le Carlit, point culminant des Pyrénées-Orientales avec ses 2 921 mètres. Pour ceux que la rude montée rebuteraient, les berges de l’étang sont des plus accueillantes, entre mousses, herbes aquatiques, pins et petits buissons odorants. Dans cette domination sans partage du bleu et du vert, des massifs de fleurs de montagne viennent jouer les trouble-fête colorés. © Janet MOLINS


Lumière crépusculaire sur l’estany del Viver (66)

 L'ESTANY DEL VIVIER, avec ses berges bordées de sapins, et sa surface qui reflète les pics Péric. Sa superficie est de 2ha et son altitude est de 2140m.

Le sac à dos chargé de victuailles du pays (tomme de brebis, côtes-du-roussillon et fouet catalan !), nous tournons le dos à la Méditerranée, laissons le lac des Bouillouses derrière nous et entamons la montée rocailleuse et forestière menant aux étangs du Carlit. Après une belle boucle de près de 4 heures, nous nous posons pour la nuit sur les bords de l’estany del Viver, dont les eaux immaculées laissent apparaître le reflet des deux pics Péric. A 2 140 mètres d’altitude, et alors que le soleil est allé se cacher derrière les cimes pyrénéennes ; l’air est d’une pureté absolue et le silence un luxe inestimable.

© Janet MOLINS