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Incandescent et tumultueux

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© Janet MOLINS

Même coucher de soleil que la photo publiée il y a un mois. Prise quelques minutes plus tard. Le ciel était tellement grandiose ce soir-là qu’un zoom sur les montagnes était bien incapable d’en restituer toute l’étendue. Alors hop, ultra-grand-angle vissé, histoire aussi d’inclure un premier plan, ce fameux pin en bordure de vigne que j’ai déjà immortalisé à plusieurs reprises (ici notamment). Incandescent, tumultueux, chaotique, un ciel d’exception au-dessus du Roussillon.

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Ciel de feu au-dessus du Canigou

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© Janet MOLINS

Pour poursuivre ma série de couchers de soleil au-dessus du Canigou, un ciel d’exception. Comme souvent les jours de grand vent, les nuages ont été façonnés, vrillés, comme jetés les uns contre les autres dans un chaos indescriptible. Mais ce soir-là, leur écrasant gigantisme et l’étrangeté de leurs formes n’avaient d’égal que leur flamboyance insensée, au moment où le soleil parvenait enfin à les éclairer d’en dessous. La montagne et son sommet glacé, déjà plongés dans la pénombre, semblaient cracher du feu. Unique.


Les cabanes des derniers pêcheurs

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© Janet MOLINS

On dit de ces cabanes de pêcheurs que leur mode de construction remonterait au Néolithique. Entre mer et étang, là où la plaine du Roussillon s’échoue dans la Méditerranée, certaines furent habitées jusqu’au milieu du XXe siècle. A l’image de leurs fidèles compagnes, simples barques aux couleurs passées, elles sont le symbole d’un littoral d’avant la ruée vers l’or touristique, quand les activités humaines s’y limitaient à la pêche et au commerce. Aujourd’hui, certaines sont encore la propriété des derniers pêcheurs de l’étang de Canet – Saint-Nazaire.


Quiétude au bord de l’étang

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© Janet MOLINS

Une photo vieille de trois ans et qui prenait pour ainsi dire la poussière sur mon disque dur. Je ne sais pas vous, mais moi elle me donne un sentiment de quiétude. Il y a des diagonales, un horizon, une sorte de losange central (le voyez-vous ?), une géométrie dans l’image qui guide l’oeil instantanément et pose un cadre presque rassurant. L’image est remplie, on s’y immerge sans vouloir en sortir. Et l’atmosphère crépusculaire sur cet étang immaculé renforce encore l’ambiance silencieuse et presque figée de la composition. Comme si le temps restait suspendu, l’espace de quelques instants.


La vallée de l’Agly, les Pyrénées

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© Janet MOLINS

Fin de journée sans soleil sur la vallée de l’Agly. Le vignoble est déjà plongé dans une semi-obscurité alors qu’au loin, les crêtes pyrénéennes connaissent encore une douce lumière filtrée par les nuages. Scène hivernale entre Aude et Pyrénées-Orientales.


De Béar à De Creus

Stitched Panorama

© Janet MOLINS

A l’ombre de la falaise, j’observe. Cette lumière dorée qui lèche les rochers. Qui inonde les falaises. Et révèle dans la splendeur du jour naissant la succession de caps qui mènent jusqu’en Espagne. De Béar à De Creus en passant par Ullastrell, l’Abeille ou Cerbère, la côte catalane dévoile ses charmes, son exceptionnelle luminosité. Une nature  préservée, entre mer et montagne, Méditerranée et Pyrénées.


Au pied du cap Béar

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© Janet MOLINS

Il est 7h10. Peu de vent, pas de vagues, je décide de descendre le long de la falaise de schiste. Exercice un peu périlleux avec mon sac photo dans le dos, le trépied et l’appareil dans une main. Mais en restant prudent, je gagne bien vite le bord de l’eau. Tout n’est que léger clapotis, les goélands doivent dormir encore. La lumière a viré au doré. Devant moi, la roche impose sa masse, j’y découvre deux grottes dont j’ignorais l’existence. Inaccessibles sauf à venir en kayak de mer. Ce sera pour une autre fois. J’imagine une composition verticale avec le phare comme point d’orgue, pour une fois centré. Clic.


6h43, entre rose et orangé

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© Janet MOLINS

Le photographe ne se retourne jamais assez. Certes, encore faut-il que le paysage s’y prête. Et avec le soleil émergeant à peine sur l’horizon marin, on aurait tendance à se focaliser sur l’avant. Alors qu’à l’arrière, les rayons hésitant encore entre le rose et l’orangé projettent une lumière douce sur le cap Béar et son phare. Les flots viennent déjà se briser sur les schistes de la côte Vermeille. Il est 6h43, une nouvelle journée débute.


Il en faut parfois peu…

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© Janet MOLINS

La mer. Des falaises abruptes. Le calme. Les premiers rayons du soleil. Un sentiment profond de liberté. Le bonheur.


Ambiance matinale au cap Béar (66)

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© Janet MOLINS

Un autre emblème des Pyrénées-Orientales. Le cap Béar et son phare, repères pour les marins et les pêcheurs qui redoutent ici courants tortueux et puissante tramontane les jours de tempête. Les promeneurs arpentant le sentier du littoral ne peuvent le manquer, sa silhouette massive fermant l’incontournable baie de Paulilles. Mais c’est au petit matin, avant le lever du soleil, que l’endroit offre toute sa magie. Alors que le feu à trois éclats blancs continue de balayer l’horizon, le silence n’est rompu que par les seuls cris des oiseaux nichant le long des falaises schisteuses. La lumière, d’une qualité exceptionnelle,  vient ensuite illuminer une côte dont le qualificatif de « vermeil » prend ici tout son sens.