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De Béar à De Creus

Stitched Panorama

© Janet MOLINS

A l’ombre de la falaise, j’observe. Cette lumière dorée qui lèche les rochers. Qui inonde les falaises. Et révèle dans la splendeur du jour naissant la succession de caps qui mènent jusqu’en Espagne. De Béar à De Creus en passant par Ullastrell, l’Abeille ou Cerbère, la côte catalane dévoile ses charmes, son exceptionnelle luminosité. Une nature  préservée, entre mer et montagne, Méditerranée et Pyrénées.

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Au pied du cap Béar

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© Janet MOLINS

Il est 7h10. Peu de vent, pas de vagues, je décide de descendre le long de la falaise de schiste. Exercice un peu périlleux avec mon sac photo dans le dos, le trépied et l’appareil dans une main. Mais en restant prudent, je gagne bien vite le bord de l’eau. Tout n’est que léger clapotis, les goélands doivent dormir encore. La lumière a viré au doré. Devant moi, la roche impose sa masse, j’y découvre deux grottes dont j’ignorais l’existence. Inaccessibles sauf à venir en kayak de mer. Ce sera pour une autre fois. J’imagine une composition verticale avec le phare comme point d’orgue, pour une fois centré. Clic.


6h43, entre rose et orangé

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© Janet MOLINS

Le photographe ne se retourne jamais assez. Certes, encore faut-il que le paysage s’y prête. Et avec le soleil émergeant à peine sur l’horizon marin, on aurait tendance à se focaliser sur l’avant. Alors qu’à l’arrière, les rayons hésitant encore entre le rose et l’orangé projettent une lumière douce sur le cap Béar et son phare. Les flots viennent déjà se briser sur les schistes de la côte Vermeille. Il est 6h43, une nouvelle journée débute.


Les maisons de l’Onyar en fin de jour

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© Janet MOLINS

Toujours Gérone, mais en fin de journée, lorsque le soleil se fait incandescent et darde ses rayons sur les façades colorées de la vieille ville. L’Onyar, qui coule au pied des immeubles, duplique la scène d’une des vues les plus célèbres de la ville.


Girona, la colorée

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© Janet MOLINS

Parmi les villes dignes d’intérêt en Catalogne, Girona (Gerona en Espagnol), figure en très bonne place. Ses immeubles colorés, ses ruelles tortueuses et ses plus de 2000 ans d’histoire font d’elle un musée à ciel ouvert dans lequel il est bon de flâner. Les réalisateurs de la série Game of Thrones ne s’y sont pas trompés, la cité ayant servi de décor aux escapades d’Aria Stark dans la saison 6.


Un instantané dans mes filets

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© Janet MOLINS

 

L’étang de Canet – Saint-Nazaire (66), un endroit que j’aime particulièrement. Car chaque soir, la lumière offre une nouvelle palette de couleurs à l’oeil du promeneur, du photographe. Alors que les nuages recouvraient jusqu’aux cimes pyrénéennes, la lumière tentait de se frayer un chemin, les rayons du soleil transperçant ça-et-là des cieux bien chargés. L’étang servait de miroir. Les filets des pêcheurs, de point d’ancrage dans ce paysage sans cesse changeant.


Sa majesté le Canigou

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© Janet MOLINS

Autant l’avouer, l’appareil photo a un peu pris la poussière ces derniers mois. Question de priorités. Mais à chaque fois que je me retrouve dans le Roussillon, une envie irrépressible me prend : immortaliser les mille et un visages de ce mont Canigou qui n’a pas fini de me fasciner. Et c’est l’hiver, recouvert de son manteau blanc, que sa majesté prend tout son sens.

Montagne magique (66)

estany del Viver vue du matin

Sortis du sac de couchage, les yeux à peine ouverts. Si le soleil n’a pas jailli à l’est comme nous l’espérions ; au petit matin, les environs conservent un parfum de mystère, dans cette nature sauvage et presque déserte. Sur l’estany del Viver, les ombres se dissipent lentement, dans un silence à peine perturbé par le bruissement du vent dans les pins. L’air est vif et déjà exhale ces parfums de prairie et de forêts si typiques de la montagne. Bientôt, les premiers randonneurs apparaîtront, la lumière se fera plus intense, toute la magie disparaissant avant de renaître au crépuscule. © Janet MOLINS


La tour de Goa, plantée face au massif du Canigou (66)

Tour de Goa massif du Canigou panorama

Au coeur des Pyrénées catalanes, côté français, la tour de Goa fut occupée par une garnison au moins jusqu’au XVIIe siècle. Pour la sentinelle placée à son sommet, la vue incroyable sur l’étendue du massif du Canigou devait parfois faire oublier l’isolement du lieu et la rudesse de l’hiver à 1 268 mètres d’altitude. © Janet MOLINS


A cheval entre les vallées, la tour de Goa (66)

La tour de Goa

De la tour de la Massane à celle de Goa ! A l’ouest du massif du Canigou, celle-ci se dresse sur une crête culminant à 1 268 mètres d’altitude, au-dessus de Casteil et Vernet-les-Bains. Sa construction remonterait aux années 1380, période troublée où le comté voisin d’Ampurias, avec l’aide du roi de France, mène alors une guerre d’usure contre l’Aragon. Une fois de plus, on fortifie les hauteurs pour se prémunir de tout danger. Considérée comme un relais intermédiaire, elle communiquait notamment avec la tour de Badabany, sise sur la commune de Corneilla-de-Conflent. Pour une fois, j’ai opté pour le noir et blanc. Un choix justifié par la neige ornant le haut-Vallespir dans le lointain, mais aussi – avouons-le – par des conditions de lumière peu propices à la couleur.

© Janet MOLINS