Clichés, images, photos, de tout, de rien

Articles tagués “côte vermeille

Voilà l’été !

_DSC3501_01

© Janet MOLINS

Il est plus que temps de remettre ce blog à jour, d’autant que quelques photos se bousculent dans mes dossiers, prêtes à être publiées. Alors comme la canicule de ces derniers jours nous rappelle que l’été est bien là, autant vous donner envie de vacances. De rafraîchissement. Et de partir à la découverte du trop méconnu sentier du littoral des Pyrénées-Orientales, qui de Cerbère à Collioure, offre de magnifiques criques aux eaux claires, magnifiées par une luminosité unique. Alors, on y va ?

 


Le cap Béar , limite nord de l’anse de Paulilles (66)

Cap Béar Port-Vendres

Le cap Béar, dominé par son phare, ferme l’anse de Paulilles au nord, après une succession de criques accessibles seulement à pied ou par la mer. Dans le bleu du matin se dégage une quiétude toute méditerranéenne, au milieu d’un des plus beaux espaces naturels de la côte catalane.

© Janet MOLINS


De Paulilles au cap de Creus, la côte catalane

Du Coll de les Portes, vue sur les caps de la Côte Vermeille et l'anse de Paulilles

C’est petit matin qu’il faut se rendre au col de les Portes pour admirer la côte Vermeille dans son habit de lumière. D’ici, la succession de caps amène jusqu’à l’Espagne. Ce sont d’abord les trois plages de l’anse de Paulilles, fermée au sud par l’avancée du cap Oullestrell. Puis, laissant Banyuls-sur-Mer sur la droite, le cap l’Abeille, marquant l’entrée dans la réserve naturelle marine de Banyuls-Cerbère. Enfin, dans le lointain, le cap de Creus et sa péninsule sont le premier parc naturel terrestro-maritime d’Espagne, mais aussi la pointe la plus orientale du pays.

© Janet MOLINS


Le fort Saint-Elme entre Méditerranée et Pyrénées (66)

Fort Saint-Elme Collioure saint elme port-vendres

On sait peu de chose sur les origines de la « Torre de la Guardia ». Probablement érigée au IXe siècle, elle servit de vigie sur le littoral catalan. De sa crête à cheval entre les antiques ports de Collioure et Port-Vendres, elle permettait de surveiller la mer, à une époque où l’on craignait les débarquements normands ou arabes. Au fil des siècles, la tour se vit adjoindre différentes fortifications par le roi d’Aragon Pierre IV le Cérémonieux puis Louis XI, roi de France, avant l’empereur Charles Quint et enfin l’illustre Vauban ! Aujourd’hui, la forteresse relève du domaine privé, mais on peut la visiter. De la plateforme ceignant la tour primitive, le regard épouse une grande partie de la côte roussillonnaise, mais aussi les Pyrénées d’où se détache, majestueux, le Mont Canigou.

© Janet MOLINS

 


Lumineuses criques de la Côte Vermeille (66)

Crique Côte Vermeille proche Cap Béar

Entre la plage de Paulilles et le Cap Béar, sur la Côte Vermeille, le littoral offre plusieurs petites criques où les eaux translucides invitent à la baignade. Des petites falaises de schistes qui surplombent la Grande Bleue, on peut ainsi apercevoir les rochers sous-marins, mais aussi les dorades et loups qui zigzaguent paisiblement dans les herbiers de Posidonies. Gage d’un écosystème sain dans ce coin protégé de Méditerranée.

© Janet MOLINS

 


Lande côtière sur le littoral catalan (66)

Côte vermeille

Le soleil s’est levé à l’est, comme tous les matins. Les pans de côte exposés à l’ouest ou au nord vont devoir patienter encore un peu avant de baigner dans la lumière du jour. Sur la Côte Vermeille, et à l’image du pourtour méditerranéen, la lande côtière se décline en une végétation basse, à même de résister au vent, à l’aridité et au sel.

© Janet MOLINS


Lumière dorée sur la Côte Vermeille (66)

Lever de soleil Banyuls Cap de l'Abeille Janet Molins

Les photos précédemment publiées ici ont été prises depuis le promontoire sombre, à droite. Une petite marche dans les rochers et me voilà plus près de l’eau, alors que le soleil a sérieusement entamé sa montée dans le ciel. Alors que les schistes prennent une teinte dorée, le contraste avec le soleil en pleine face est presque insoutenable pour l’appareil seul. Je lui adjoins donc un filtre gradué neutre devant l’objectif, pour conserver détail et couleurs dans la partie supérieure gauche de l’image, tout en exposant pour les rochers. En veillant d’autre part à ne pas trop enterrer le cap de l’Abeille dans les ombres. Sur ce point, la dynamique du D800 fait réellement des merveilles.

© Janet MOLINS


Une pose de 8 minutes après le lever du soleil (Banyuls-sur-Mer, 66)

LEver du soleil banyuls sur mer cap de troc cap de l'abeille côte vermeille

Trois fois la même photo sur ce blog ? Chiche ! En fait, pas tout à fait, comme le voyez sans doute. La première était une pose longue avant l’apparition du soleil. La deuxième une pose plus courte au moment où il venait de franchir l’horizon. Cette troisième photo a été prise dans la foulée, avec un filtre spécial (le Lee Big Stopper pour ne pas le nommer) me permettant de ralentir considérablement le temps de pose. Ici, l’appareil a enregistré la scène pendant 8 minutes. A la différence de ma première photo, les falaises sont ici éclairées par le soleil levant. On retrouve une mer lissée et presque vaporeuse, effet obtenu grâce à la pose longue ayant enregistré tous les mouvements de l’eau. Enfin, le soleil, gagnant en intensité et passant de l’orange à l’or durant ce laps de temps, semble exploser juste au-dessus de l’eau. De ces trois photos relativement semblables, laquelle préférez-vous ? Demain, on descend en bas des rochers sur la gauche pour une vue réellement différente.

© Janet MOLINS


Merveille de lumière sur la Côte Vermeille (66)

Lever du soleil cap de troc cap de l'abeille banyuls sur mer côte vermeille

Et voilà ! Enlevé le filtre spécial poses longues, voici le temps de capturer le soleil. Il vient à peine d’embraser l’horizon que la cellule de l’appareil photo s’affole. Par ce temps dégagé, le changement de lumière est brutal. Les falaises commencent à reprendre leurs teintes brunes, rouges, qui ont donné à la côte catalane du nord l’appellation de Côte Vermeille. Avec un temps de pose plus court, le relief apparaît à la surface de la mer. Et le soleil vient se positionner juste où je l’attendais, dans le coin supérieur gauche de l’image vers lequel la baie guide le regard. Un filtre dégradé gris neutre placé sur la partie haute de l’image pour éviter de « crâmer le ciel ». 100 ISO pour conserver la meilleure dynamique et éviter tout bruit numérique. Une petite ouverture à f/13 pour maximiser la netteté des rochers au premier plan. Une pose d’une demi-seconde. Et c’est dans la boîte !

© Janet MOLINS


Du cap de Troc au cap de l’Abeille (66) avant le lever du soleil

Banyuls sur Mer Cap de l'Abeille depuis le cap du Troc

Les visiteurs assidus de mon blog reconnaîtront les lieux. Je m’étais déjà rendu il y a quelques années sur les hauteurs du Cap du Troc (Banyuls-sur-Mer), avant le lever du soleil. A l’époque, j’ignorais totalement où le soleil allait se lever… et manque de bol, ce fut derrière les falaises du Cap de l’Abeille. Moi qui espérais une apparition sur la mer… Ayant mieux préparé mon coup, j’y suis retourné il y a quelques mois pour LA photo que je voulais faire initialement. Pas celle-ci, prise avant le lever, mais la suivante, que vous verrez demain ! En attendant, je vous propose cette ambiance crépusculaire, où l’eau semble lissée par la pose longue (8 minutes à 100 ISO) et où une lueur sur l’horizon annonce déjà l’astre solaire.

© Janet MOLINS