Clichés, images, photos, de tout, de rien

Articles tagués “Paulilles

6h43, entre rose et orangé

_DSC6707_1

© Janet MOLINS

Le photographe ne se retourne jamais assez. Certes, encore faut-il que le paysage s’y prête. Et avec le soleil émergeant à peine sur l’horizon marin, on aurait tendance à se focaliser sur l’avant. Alors qu’à l’arrière, les rayons hésitant encore entre le rose et l’orangé projettent une lumière douce sur le cap Béar et son phare. Les flots viennent déjà se briser sur les schistes de la côte Vermeille. Il est 6h43, une nouvelle journée débute.

Publicités

Il en faut parfois peu…

_DSC6695_1

© Janet MOLINS

La mer. Des falaises abruptes. Le calme. Les premiers rayons du soleil. Un sentiment profond de liberté. Le bonheur.


Ambiance matinale au cap Béar (66)

_DSC6683

© Janet MOLINS

Un autre emblème des Pyrénées-Orientales. Le cap Béar et son phare, repères pour les marins et les pêcheurs qui redoutent ici courants tortueux et puissante tramontane les jours de tempête. Les promeneurs arpentant le sentier du littoral ne peuvent le manquer, sa silhouette massive fermant l’incontournable baie de Paulilles. Mais c’est au petit matin, avant le lever du soleil, que l’endroit offre toute sa magie. Alors que le feu à trois éclats blancs continue de balayer l’horizon, le silence n’est rompu que par les seuls cris des oiseaux nichant le long des falaises schisteuses. La lumière, d’une qualité exceptionnelle,  vient ensuite illuminer une côte dont le qualificatif de « vermeil » prend ici tout son sens.


Côte crépusculaire (66)

_DSC5588_1

© Janet MOLINS

Le soleil a disparu. La Côte Vermeille change de couleur. Devient bleu nuit, magenta et orangé. La lumière décline, pas la beauté des lieux.


Voilà l’été !

_DSC3501_01

© Janet MOLINS

Il est plus que temps de remettre ce blog à jour, d’autant que quelques photos se bousculent dans mes dossiers, prêtes à être publiées. Alors comme la canicule de ces derniers jours nous rappelle que l’été est bien là, autant vous donner envie de vacances. De rafraîchissement. Et de partir à la découverte du trop méconnu sentier du littoral des Pyrénées-Orientales, qui de Cerbère à Collioure, offre de magnifiques criques aux eaux claires, magnifiées par une luminosité unique. Alors, on y va ?

 


De Paulilles au cap de Creus, la côte catalane

Du Coll de les Portes, vue sur les caps de la Côte Vermeille et l'anse de Paulilles

C’est petit matin qu’il faut se rendre au col de les Portes pour admirer la côte Vermeille dans son habit de lumière. D’ici, la succession de caps amène jusqu’à l’Espagne. Ce sont d’abord les trois plages de l’anse de Paulilles, fermée au sud par l’avancée du cap Oullestrell. Puis, laissant Banyuls-sur-Mer sur la droite, le cap l’Abeille, marquant l’entrée dans la réserve naturelle marine de Banyuls-Cerbère. Enfin, dans le lointain, le cap de Creus et sa péninsule sont le premier parc naturel terrestro-maritime d’Espagne, mais aussi la pointe la plus orientale du pays.

© Janet MOLINS


Lumineuses criques de la Côte Vermeille (66)

Crique Côte Vermeille proche Cap Béar

Entre la plage de Paulilles et le Cap Béar, sur la Côte Vermeille, le littoral offre plusieurs petites criques où les eaux translucides invitent à la baignade. Des petites falaises de schistes qui surplombent la Grande Bleue, on peut ainsi apercevoir les rochers sous-marins, mais aussi les dorades et loups qui zigzaguent paisiblement dans les herbiers de Posidonies. Gage d’un écosystème sain dans ce coin protégé de Méditerranée.

© Janet MOLINS

 


Cosprons, le Cap Béar, Paulilles, depuis la Madeloc (66)

Depuis la tour de la Madeloc, toujours, et par la magie du téléobjectif, le hameau de Cosprons paraît toucher le Cap Béar, alors qu'il est tout de même bien en retrait ne serait-ce que de la baie de Paulilles que l'on distingue à son droit. Le soleil levé, les rayons rasants découpaient le paysage en zones d'ombres et de lumière, accentuant encore le relief tourmenté de la Côte Vermeille. Deux autres photos visibles en cliquant sur celle-ci.


La Côte Vermeille au lever du soleil (66)

Ce n'est un secret pour personne, j'adore ma terre catalane. Dès que j'en ai l'occasion, j'y "redescends", ne manquant pas à chaque fois d'en ramener quelques clichés. Ce matin de décembre, j'avais décidé d'admirer le lever du soleil sur la mer depuis le pied de la tour médiévale de la Madeloc, perchée sur les hauteurs des Albères. Là, par une tramontane d'une incroyable vigueur, j'ai eu toutes les peines du monde à maintenir mon trépied debout. Et contrairement à ce que la photo pourrait laisser penser, il faisait sacrément froid, là-haut. Pas assez cependant pour m'empêcher de contempler ces fabuleuses couleurs qu'offre la Côte Vermeille avant que le soleil n'émerge de l'horizon bleuté... Ici, la baie de Port-Vendres au centre, le cap Béar de suite à droite et l'anse de Paulilles qui s'ouvre vers le sud, dominée par le hameau de Cosprons. A l'extrême gauche, on devine Collioure, que surmonte à sa droite le fort Saint-Elme. Au premier plan, vignes, garrigue et maquis méditerranéen se disputent les premiers contreforts des Pyrénées.

Photo Janet MOLINS ©


Lever de soleil sur le Cap Béar depuis la plage de Paulilles (66)

Il y a des matins où la nature met tout en oeuvre pour que ça se passe bien. Mer d'huile, température clémente, tapis de nuages rétro-éclairé par les premières lueurs de l'aube, lumière que l'on devine divine, chemin relativement accessible... Alors quand les amis sont là et ont pensé à apporter le café, que la petite soeur de Strasbourg est venue apprécier le spectacle et que ma petite fée s'affaire aussi au bord de l'eau, tout semble réuni pour un moment photographique d'exception. Sauf que, sauf que, des fois, le photographe se vautre lamentablement. Pas dans l'eau, hein. Quoique cette éventualité, en plein été, ne m'eût pas dérangé. Non, un vautrage photographique. J'avais une idée de composition en tête, que je comptais coupler à une pose très longue. Un exercice qui nécessite un filtre spécial - que j'avais avec moi - mais aussi quelques petits ajustements techniques obligatoires pour ne pas rater la prise de vue. Et ce jour-là, j'ai oublié une étape cruciale : fermer le viseur arrière de mon reflex. Résultat : une grosse traînée blanche de lumière sur mon cliché, dont la réalisation avait pris plus de 30 minutes... Fail, comme disent les geeks. Et comme la plus belle lumière est toujours furtive, j'ai du me contenter de miettes pour "sauver" ma sortie photo. Même compo, mais une lumière déjà moins jolie, dont je vous livre deux interprétations ici, à moins d'une demi-heure d'intervalle, toujours en pose longue (viseur fermé ces fois-ci !).

Photos Janet MOLINS ©