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Voilà l’été !

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© Janet MOLINS

Il est plus que temps de remettre ce blog à jour, d’autant que quelques photos se bousculent dans mes dossiers, prêtes à être publiées. Alors comme la canicule de ces derniers jours nous rappelle que l’été est bien là, autant vous donner envie de vacances. De rafraîchissement. Et de partir à la découverte du trop méconnu sentier du littoral des Pyrénées-Orientales, qui de Cerbère à Collioure, offre de magnifiques criques aux eaux claires, magnifiées par une luminosité unique. Alors, on y va ?

 


Le fort Saint-Elme entre Méditerranée et Pyrénées (66)

Fort Saint-Elme Collioure saint elme port-vendres

On sait peu de chose sur les origines de la « Torre de la Guardia ». Probablement érigée au IXe siècle, elle servit de vigie sur le littoral catalan. De sa crête à cheval entre les antiques ports de Collioure et Port-Vendres, elle permettait de surveiller la mer, à une époque où l’on craignait les débarquements normands ou arabes. Au fil des siècles, la tour se vit adjoindre différentes fortifications par le roi d’Aragon Pierre IV le Cérémonieux puis Louis XI, roi de France, avant l’empereur Charles Quint et enfin l’illustre Vauban ! Aujourd’hui, la forteresse relève du domaine privé, mais on peut la visiter. De la plateforme ceignant la tour primitive, le regard épouse une grande partie de la côte roussillonnaise, mais aussi les Pyrénées d’où se détache, majestueux, le Mont Canigou.

© Janet MOLINS

 


Paysages de la Côte vermeille entre Banyuls et Port-Vendres (66)

Relier à pied Banyuls et Port-Vendres, c’est surplomber la Méditerranée pendant près de 4 heures de marche, sans se presser. Le matin, les couleurs sont toujours plus belles et on ne croise pas grand monde sur ce sentier du littoral qui serpente entre les pins parasols, les agaves, les cristes marines ou le romarin.
© Janet MOLINS


La Côte Vermeille au lever du soleil (66)

Ce n'est un secret pour personne, j'adore ma terre catalane. Dès que j'en ai l'occasion, j'y "redescends", ne manquant pas à chaque fois d'en ramener quelques clichés. Ce matin de décembre, j'avais décidé d'admirer le lever du soleil sur la mer depuis le pied de la tour médiévale de la Madeloc, perchée sur les hauteurs des Albères. Là, par une tramontane d'une incroyable vigueur, j'ai eu toutes les peines du monde à maintenir mon trépied debout. Et contrairement à ce que la photo pourrait laisser penser, il faisait sacrément froid, là-haut. Pas assez cependant pour m'empêcher de contempler ces fabuleuses couleurs qu'offre la Côte Vermeille avant que le soleil n'émerge de l'horizon bleuté... Ici, la baie de Port-Vendres au centre, le cap Béar de suite à droite et l'anse de Paulilles qui s'ouvre vers le sud, dominée par le hameau de Cosprons. A l'extrême gauche, on devine Collioure, que surmonte à sa droite le fort Saint-Elme. Au premier plan, vignes, garrigue et maquis méditerranéen se disputent les premiers contreforts des Pyrénées.

Photo Janet MOLINS ©


Lever de soleil sur le Cap Béar depuis la plage de Paulilles (66)

Il y a des matins où la nature met tout en oeuvre pour que ça se passe bien. Mer d'huile, température clémente, tapis de nuages rétro-éclairé par les premières lueurs de l'aube, lumière que l'on devine divine, chemin relativement accessible... Alors quand les amis sont là et ont pensé à apporter le café, que la petite soeur de Strasbourg est venue apprécier le spectacle et que ma petite fée s'affaire aussi au bord de l'eau, tout semble réuni pour un moment photographique d'exception. Sauf que, sauf que, des fois, le photographe se vautre lamentablement. Pas dans l'eau, hein. Quoique cette éventualité, en plein été, ne m'eût pas dérangé. Non, un vautrage photographique. J'avais une idée de composition en tête, que je comptais coupler à une pose très longue. Un exercice qui nécessite un filtre spécial - que j'avais avec moi - mais aussi quelques petits ajustements techniques obligatoires pour ne pas rater la prise de vue. Et ce jour-là, j'ai oublié une étape cruciale : fermer le viseur arrière de mon reflex. Résultat : une grosse traînée blanche de lumière sur mon cliché, dont la réalisation avait pris plus de 30 minutes... Fail, comme disent les geeks. Et comme la plus belle lumière est toujours furtive, j'ai du me contenter de miettes pour "sauver" ma sortie photo. Même compo, mais une lumière déjà moins jolie, dont je vous livre deux interprétations ici, à moins d'une demi-heure d'intervalle, toujours en pose longue (viseur fermé ces fois-ci !).

Photos Janet MOLINS ©