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Jamais la même photo !

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© Janet MOLINS

 

La photographie de paysage a ceci de remarquable qu’un seul et même point de vue offre chaque jour des conditions de lumière différentes. Donc au final on ne repart jamais avec la même photo. Par conséquent, à chaque fois que je me rends à cet endroit précis, j’essaie d’y cadrer de la même manière, en vue d’une série consacrée aux ciels du Roussillon au-dessus du mont Canigou. Ce soir-là, j’avais été particulièrement gâté. Le problème, c’est que je me dis ça à chaque fois !

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Sa majesté le Canigou

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© Janet MOLINS

Autant l’avouer, l’appareil photo a un peu pris la poussière ces derniers mois. Question de priorités. Mais à chaque fois que je me retrouve dans le Roussillon, une envie irrépressible me prend : immortaliser les mille et un visages de ce mont Canigou qui n’a pas fini de me fasciner. Et c’est l’hiver, recouvert de son manteau blanc, que sa majesté prend tout son sens.

Ciel !

 

Coucher de soleil étang de Canet Canigou Esparrou

Des fois, pas besoin de marcher des kilomètres pour obtenir une bonne photo. Quelques pas sur un chemin bordé de vignes, un point de vue légèrement en surplomb et nous y sommes. Le trépied solidement fixé, l’appareil réglé aux petits oignons, un filtre dégradé. Clic. La nature a fait le reste, me réservant un de ces ciels flamboyants au-dessus des montagnes dont les Pyrénées-Orientales gardent jalousement le secret. La Grande Bleue à quelques centaines de mètres, l’étang paisible en contrebas, le majestueux Canigou devant et les vignes au premier plan. Est-il besoin d’en dire plus ?

© Janet MOLINS

 


Montagne magique (66)

estany del Viver vue du matin

Sortis du sac de couchage, les yeux à peine ouverts. Si le soleil n’a pas jailli à l’est comme nous l’espérions ; au petit matin, les environs conservent un parfum de mystère, dans cette nature sauvage et presque déserte. Sur l’estany del Viver, les ombres se dissipent lentement, dans un silence à peine perturbé par le bruissement du vent dans les pins. L’air est vif et déjà exhale ces parfums de prairie et de forêts si typiques de la montagne. Bientôt, les premiers randonneurs apparaîtront, la lumière se fera plus intense, toute la magie disparaissant avant de renaître au crépuscule. © Janet MOLINS


Sur les berges de l’estany del Vallel (66)

Etangs du Carlit - L'ESTANY DEL VALLEL

L’estany del Vallel offre une vue imprenable sur le Carlit, point culminant des Pyrénées-Orientales avec ses 2 921 mètres. Pour ceux que la rude montée rebuteraient, les berges de l’étang sont des plus accueillantes, entre mousses, herbes aquatiques, pins et petits buissons odorants. Dans cette domination sans partage du bleu et du vert, des massifs de fleurs de montagne viennent jouer les trouble-fête colorés. © Janet MOLINS


Lumière crépusculaire sur l’estany del Viver (66)

 L'ESTANY DEL VIVIER, avec ses berges bordées de sapins, et sa surface qui reflète les pics Péric. Sa superficie est de 2ha et son altitude est de 2140m.

Le sac à dos chargé de victuailles du pays (tomme de brebis, côtes-du-roussillon et fouet catalan !), nous tournons le dos à la Méditerranée, laissons le lac des Bouillouses derrière nous et entamons la montée rocailleuse et forestière menant aux étangs du Carlit. Après une belle boucle de près de 4 heures, nous nous posons pour la nuit sur les bords de l’estany del Viver, dont les eaux immaculées laissent apparaître le reflet des deux pics Péric. A 2 140 mètres d’altitude, et alors que le soleil est allé se cacher derrière les cimes pyrénéennes ; l’air est d’une pureté absolue et le silence un luxe inestimable.

© Janet MOLINS


En franchissant les cols, de l’automne à l’hiver (66)

Col de Mantet Pic de la Dona Serre de Bassibes Pic de Serra gallinera

L’hiver arrive sur les Pyrénées-Orientales. La neige a fait son apparition dès l’automne, alors que les crêtes du massif du Canigou s’ornent de jaune or et de rouge vif. Dans le lointain, les nuages enveloppent le pic de la Dona (2 701 m, au sud, à gauche), qui marque la frontière avec l’Espagne, mais aussi le Serre de Bassibes (2 689 m, au centre). Légèrement sur la droite, le pic de la Serra Gallinera (2 663 m) émerge, dominant le col de Mantet (1 761 m).

© Janet MOLINS

 


Le Canigou depuis les Corbières (66)

Le Canigou depuis les Corbières

Depuis les hauteurs de Quéribus, dans les Corbières, la vallée de l’Agly déploie ses versants arides, où vigne et maquis tentent tant bien que mal de coloniser schistes, marnes noirs et sols argilo-calcaires. Plus loin, la montagne prend de la hauteur, et surplombant les premiers contreforts du Conflent, s’avance le Mont Canigou, du haut de ses 2784 mètres. C’est le plus méridional des monts pyrénéens, celui que les navires grecs prenaient pour repère, le considérant alors comme la montagne la plus haute d’Europe. © Janet MOLINS


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Les messages de la Madeloc (66)

Les messages de la Madeloc (66)

A la toute fin du XIIIe siècle, Perpignan était capitale du Royaume de Majorque. L’ennemi d’alors était le grand frère barcelonais, qui ne rêvait que d’une chose : faire retomber les possessions majorquines dans son escarcelle. Voilà pourquoi les montagnes ceinturant la plaine du Roussillon furent truffées de tours à signaux, parées à prévenir le château royal de toute intrusion des troupes catalano-aragonaises. Ces tours, toujours debout, offrent des vues fantastiques sur l’ensemble du département. De celle de la Madeloc, le regard embrasse la plaine, les Pyrénées, la Côte Vermeille (ici, Banyuls-sur-Mer) et bien sûr, jusqu’à l’horizon à l’est, la Méditerranée. Ironie de l’histoire, la Madeloc continue son rôle de transmission : elle a été appareillée ces dernières années d’antennes-relais, qui dotent son sommet d’un moderne couvre-chef.

© Janet MOLINS


Castelnou et le Canigou au soleil couchant (66)

Castelnou (66), 1er janvier 2012 : je suis en t-shirt, il fait 25°. Sans mentir. L'année commence bien. Une petite balade à travers la garrigue, encore endormie par l'hiver. Et ce panorama fantastique sur la cité médiévale de Castelnou et en fond, le Canigou enneigé. Le soleil disparaît derrière les montagnes. J'empoigne mon appareil. Mais il y a des jours où le grand angle échoue à restituer la magie d'un paysage. Pas assez large pour capter les 180 degrés qui me font face. Place donc à un assemblage de photos au 50 mm, pour conserver les proportions. Un filtre dégradé gris neutre positionné sur l'horizon et voilà l'un des plus beaux villages de France dans la boîte, au milieu d'une nature féérique et hors du temps. Nous repartons alors que toute lumière a disparu. Et... j'ai froid en t-shirt !

Photo Janet MOLINS ©