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Les cabanes des derniers pêcheurs

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© Janet MOLINS

On dit de ces cabanes de pêcheurs que leur mode de construction remonterait au Néolithique. Entre mer et étang, là où la plaine du Roussillon s’échoue dans la Méditerranée, certaines furent habitées jusqu’au milieu du XXe siècle. A l’image de leurs fidèles compagnes, simples barques aux couleurs passées, elles sont le symbole d’un littoral d’avant la ruée vers l’or touristique, quand les activités humaines s’y limitaient à la pêche et au commerce. Aujourd’hui, certaines sont encore la propriété des derniers pêcheurs de l’étang de Canet – Saint-Nazaire.

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Quiétude au bord de l’étang

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© Janet MOLINS

Une photo vieille de trois ans et qui prenait pour ainsi dire la poussière sur mon disque dur. Je ne sais pas vous, mais moi elle me donne un sentiment de quiétude. Il y a des diagonales, un horizon, une sorte de losange central (le voyez-vous ?), une géométrie dans l’image qui guide l’oeil instantanément et pose un cadre presque rassurant. L’image est remplie, on s’y immerge sans vouloir en sortir. Et l’atmosphère crépusculaire sur cet étang immaculé renforce encore l’ambiance silencieuse et presque figée de la composition. Comme si le temps restait suspendu, l’espace de quelques instants.


La vallée de l’Agly, les Pyrénées

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© Janet MOLINS

Fin de journée sans soleil sur la vallée de l’Agly. Le vignoble est déjà plongé dans une semi-obscurité alors qu’au loin, les crêtes pyrénéennes connaissent encore une douce lumière filtrée par les nuages. Scène hivernale entre Aude et Pyrénées-Orientales.


Face au temps qui passe

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© Janet MOLINS

Ballotté, rudoyé, malmené. Il ne compte plus les assauts du vent. Ses vaines tentatives de déracinement. Exsangue le pin ? Vigoureux. Droit comme un I. Comme son cousin le roseau, on pourrait le croire plier, parfois. Rompre, jamais. Le gardien des vignes veille. Encore. Seul face au temps qui passe.


Maury, la vallée de l’Agly, terroirs d’exception

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© Janet MOLINS

A Maury, le grenache est roi. Le village est réputé depuis plus d’un siècle pour ses exceptionnels vins doux naturels, meilleurs amis du chocolat sur toute table digne de ce nom. Dans cette chaude vallée de l’Agly, la vigne est partout, s’accrochant à un paysage aride et tourmenté, balayé par la Tramontane. Les vins secs de cette partie du Roussillon adossée aux Corbières sont aujourd’hui considérés comme l’une des plus belles expressions de vin sudiste made in France. Avec un patrimoine géologique d’exception, l’une des plus grandes concentrations de vieilles vignes de l’Hexagone, des terres abordables, de faibles rendements, une agriculture tendant de plus en plus vers le bio et une multitude de micro-exploitations portées par de jeunes vignerons férus d’innovation, la vallée de l’Agly pourrait bien être le grand terroir viticole de demain.


Au pied du cap Béar

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© Janet MOLINS

Il est 7h10. Peu de vent, pas de vagues, je décide de descendre le long de la falaise de schiste. Exercice un peu périlleux avec mon sac photo dans le dos, le trépied et l’appareil dans une main. Mais en restant prudent, je gagne bien vite le bord de l’eau. Tout n’est que léger clapotis, les goélands doivent dormir encore. La lumière a viré au doré. Devant moi, la roche impose sa masse, j’y découvre deux grottes dont j’ignorais l’existence. Inaccessibles sauf à venir en kayak de mer. Ce sera pour une autre fois. J’imagine une composition verticale avec le phare comme point d’orgue, pour une fois centré. Clic.


6h43, entre rose et orangé

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© Janet MOLINS

Le photographe ne se retourne jamais assez. Certes, encore faut-il que le paysage s’y prête. Et avec le soleil émergeant à peine sur l’horizon marin, on aurait tendance à se focaliser sur l’avant. Alors qu’à l’arrière, les rayons hésitant encore entre le rose et l’orangé projettent une lumière douce sur le cap Béar et son phare. Les flots viennent déjà se briser sur les schistes de la côte Vermeille. Il est 6h43, une nouvelle journée débute.


Il en faut parfois peu…

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© Janet MOLINS

La mer. Des falaises abruptes. Le calme. Les premiers rayons du soleil. Un sentiment profond de liberté. Le bonheur.


Côte crépusculaire (66)

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© Janet MOLINS

Le soleil a disparu. La Côte Vermeille change de couleur. Devient bleu nuit, magenta et orangé. La lumière décline, pas la beauté des lieux.


Ciel magique au-dessus de l’Ardèche

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© Janet MOLINS

C’est un site exceptionnel. La réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche offre un paysage contrasté, fait de parois abruptes, de forêt méditerranéenne et… d’eau. Elle est partout. C’est elle qui a creusé durant des millénaires ces canyons spectaculaires, aux confins du Massif central, de l’Occitanie et de la Provence.  Sur la route des belvédères, aménagée à la fin des années quatre-vingts entre Vallon-Pont-d’Arc et Saint-Martin-d’Ardèche, les panoramas attirent des touristes venus parfois de très loin. Alors que je patientais pour prendre cette photo, l’un d’entre eux s’enthousiasmait : « On a vu le Colorado, avec le canyon du fer à cheval (*), et dire qu’on a ça aussi en France ! » Un bien joli compliment pour un département parfois méconnu, mais merveilleux à plus d’un titre.

(*) Le Horseshoe Bend est situé en Arizona. J’ai eu moi aussi la chance de le photographier : (https://janetmolins.wordpress.com/2014/10/16/glen-canyon-horseshoe-bend-arizona-usa/)