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Maury, la vallée de l’Agly, terroirs d’exception

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© Janet MOLINS

A Maury, le grenache est roi. Le village est réputé depuis plus d’un siècle pour ses exceptionnels vins doux naturels, meilleurs amis du chocolat sur toute table digne de ce nom. Dans cette chaude vallée de l’Agly, la vigne est partout, s’accrochant à un paysage aride et tourmenté, balayé par la Tramontane. Les vins secs de cette partie du Roussillon adossée aux Corbières sont aujourd’hui considérés comme l’une des plus belles expressions de vin sudiste made in France. Avec un patrimoine géologique d’exception, l’une des plus grandes concentrations de vieilles vignes de l’Hexagone, des terres abordables, de faibles rendements, une agriculture tendant de plus en plus vers le bio et une multitude de micro-exploitations portées par de jeunes vignerons férus d’innovation, la vallée de l’Agly pourrait bien être le grand terroir viticole de demain.

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Au pied du cap Béar

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© Janet MOLINS

Il est 7h10. Peu de vent, pas de vagues, je décide de descendre le long de la falaise de schiste. Exercice un peu périlleux avec mon sac photo dans le dos, le trépied et l’appareil dans une main. Mais en restant prudent, je gagne bien vite le bord de l’eau. Tout n’est que léger clapotis, les goélands doivent dormir encore. La lumière a viré au doré. Devant moi, la roche impose sa masse, j’y découvre deux grottes dont j’ignorais l’existence. Inaccessibles sauf à venir en kayak de mer. Ce sera pour une autre fois. J’imagine une composition verticale avec le phare comme point d’orgue, pour une fois centré. Clic.


6h43, entre rose et orangé

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© Janet MOLINS

Le photographe ne se retourne jamais assez. Certes, encore faut-il que le paysage s’y prête. Et avec le soleil émergeant à peine sur l’horizon marin, on aurait tendance à se focaliser sur l’avant. Alors qu’à l’arrière, les rayons hésitant encore entre le rose et l’orangé projettent une lumière douce sur le cap Béar et son phare. Les flots viennent déjà se briser sur les schistes de la côte Vermeille. Il est 6h43, une nouvelle journée débute.


Il en faut parfois peu…

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© Janet MOLINS

La mer. Des falaises abruptes. Le calme. Les premiers rayons du soleil. Un sentiment profond de liberté. Le bonheur.


Côte crépusculaire (66)

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© Janet MOLINS

Le soleil a disparu. La Côte Vermeille change de couleur. Devient bleu nuit, magenta et orangé. La lumière décline, pas la beauté des lieux.


Ciel magique au-dessus de l’Ardèche

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© Janet MOLINS

C’est un site exceptionnel. La réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche offre un paysage contrasté, fait de parois abruptes, de forêt méditerranéenne et… d’eau. Elle est partout. C’est elle qui a creusé durant des millénaires ces canyons spectaculaires, aux confins du Massif central, de l’Occitanie et de la Provence.  Sur la route des belvédères, aménagée à la fin des années quatre-vingts entre Vallon-Pont-d’Arc et Saint-Martin-d’Ardèche, les panoramas attirent des touristes venus parfois de très loin. Alors que je patientais pour prendre cette photo, l’un d’entre eux s’enthousiasmait : « On a vu le Colorado, avec le canyon du fer à cheval (*), et dire qu’on a ça aussi en France ! » Un bien joli compliment pour un département parfois méconnu, mais merveilleux à plus d’un titre.

(*) Le Horseshoe Bend est situé en Arizona. J’ai eu moi aussi la chance de le photographier : (https://janetmolins.wordpress.com/2014/10/16/glen-canyon-horseshoe-bend-arizona-usa/)


Un instantané dans mes filets

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© Janet MOLINS

 

L’étang de Canet – Saint-Nazaire (66), un endroit que j’aime particulièrement. Car chaque soir, la lumière offre une nouvelle palette de couleurs à l’oeil du promeneur, du photographe. Alors que les nuages recouvraient jusqu’aux cimes pyrénéennes, la lumière tentait de se frayer un chemin, les rayons du soleil transperçant ça-et-là des cieux bien chargés. L’étang servait de miroir. Les filets des pêcheurs, de point d’ancrage dans ce paysage sans cesse changeant.


Perpignan, demeure de rois

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Peu de gens le savent, mais Perpignan fut capitale d’un royaume. Celui, éphémère, de Majorque, entre 1276 et 1344. Les souverains passaient 70 % de leur temps en Roussillon, estiment les historiens. S’ils bénéficiaient à Palma d’une forteresse maure qu’ils remirent au goût du jour, l’Almudaina ; à Perpignan, ils firent bâtir un palais ex nihilo, sur le « puig del Rei ». Ainsi sortait de terre entre 1276 et 1309 le palais des Rois de Majorque, qui domine encore la ville aujourd’hui. Au fil des siècles, il s’est mué en véritable citadelle, fortifié successivement par Louis XI, Charles Quint, Philippe II d’Espagne puis Vauban. Un superbe exemple d’architecture militaire pluriséculaire.


Depuis le puig Sant-Cristau (66)

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© Janet MOLINS

Du haut de ses 1015 mètres d’altitude, le puig Sant Cristau (pic Saint-Christophe) domine le Roussillon, à l’extrémité ouest du massif des Albères. « Som i serem », (« nous sommes et demeurerons »), revendication catalaniste, orne la croix qui fait fièrement face au massif du Canigou. Rappelant que l’histoire s’est écrite aussi sur ces hauteurs, quand l’Espagne, en 1794, tentait en vain de récupérer un Roussillon passé à la France depuis 135 ans. C’est depuis ce sommet que l’armée française menée par les généraux Augereau et Dugommier entama la décisive bataille du Boulou. Aujourd’hui, on peut y admirer un panorama à 360°, embrassant les Pyrénées, les Corbières, la plaine du Roussillon, la Méditerranée et derrière la frontière, l’Alt Empordà.


Sa majesté le Canigou

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© Janet MOLINS

Autant l’avouer, l’appareil photo a un peu pris la poussière ces derniers mois. Question de priorités. Mais à chaque fois que je me retrouve dans le Roussillon, une envie irrépressible me prend : immortaliser les mille et un visages de ce mont Canigou qui n’a pas fini de me fasciner. Et c’est l’hiver, recouvert de son manteau blanc, que sa majesté prend tout son sens.