Clichés, images, photos, de tout, de rien

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Ciel de feu au-dessus du Canigou

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© Janet MOLINS

Pour poursuivre ma série de couchers de soleil au-dessus du Canigou, un ciel d’exception. Comme souvent les jours de grand vent, les nuages ont été façonnés, vrillés, comme jetés les uns contre les autres dans un chaos indescriptible. Mais ce soir-là, leur écrasant gigantisme et l’étrangeté de leurs formes n’avaient d’égal que leur flamboyance insensée, au moment où le soleil parvenait enfin à les éclairer d’en dessous. La montagne et son sommet glacé, déjà plongés dans la pénombre, semblaient cracher du feu. Unique.

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Les cabanes des derniers pêcheurs

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© Janet MOLINS

On dit de ces cabanes de pêcheurs que leur mode de construction remonterait au Néolithique. Entre mer et étang, là où la plaine du Roussillon s’échoue dans la Méditerranée, certaines furent habitées jusqu’au milieu du XXe siècle. A l’image de leurs fidèles compagnes, simples barques aux couleurs passées, elles sont le symbole d’un littoral d’avant la ruée vers l’or touristique, quand les activités humaines s’y limitaient à la pêche et au commerce. Aujourd’hui, certaines sont encore la propriété des derniers pêcheurs de l’étang de Canet – Saint-Nazaire.

Quiétude au bord de l’étang

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© Janet MOLINS

Une photo vieille de trois ans et qui prenait pour ainsi dire la poussière sur mon disque dur. Je ne sais pas vous, mais moi elle me donne un sentiment de quiétude. Il y a des diagonales, un horizon, une sorte de losange central (le voyez-vous ?), une géométrie dans l’image qui guide l’oeil instantanément et pose un cadre presque rassurant. L’image est remplie, on s’y immerge sans vouloir en sortir. Et l’atmosphère crépusculaire sur cet étang immaculé renforce encore l’ambiance silencieuse et presque figée de la composition. Comme si le temps restait suspendu, l’espace de quelques instants.

La vallée de l’Agly, les Pyrénées

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© Janet MOLINS

Fin de journée sans soleil sur la vallée de l’Agly. Le vignoble est déjà plongé dans une semi-obscurité alors qu’au loin, les crêtes pyrénéennes connaissent encore une douce lumière filtrée par les nuages. Scène hivernale entre Aude et Pyrénées-Orientales.

La couleur de l’hiver

 

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© Janet MOLINS

Avec le froid polaire qui balaie la France encore aujourd’hui, une dernière photo de balade dans la neige s’imposait. Où l’on se rend compte que toute trace de vert a bien disparu en cette saison, ensevelie sous une neige totalement vierge au moment où je capturais cette image. Avec le brouillard, on pourrait croire à une image en noir et blanc, c’était pourtant en couleur. Celle de l’hiver.

Sur les crêtes glacées

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© Janet MOLINS

Au bord de la falaise, la neige s’accumule par couches, repoussée par le vent. En s’approchant très près et avec un peu d’imagination, on croirait voir des sommets alpins tout blancs, des crêtes inaccessibles d’Alaska, l’approche du cercle polaire en Norvège… Les arbustes à quelques mètres rétablissent l’échelle : nous sommes bien en Drôme, par une semaine d’hiver plus froide qu’à l’accoutumée.

Une éclaircie dans le brouillard

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© Janet MOLINS

De la neige à perte de vue. Près de 30 cm sur un Serre-Gros désert. Dans un épais brouillard, je fais la trace en me disant que je n’aurai qu’à suivre mes pas pour le retour. En bord de falaise, le mistral s’est renforcé. L’éclaircie va durer quelques secondes. Une lumière diaphane s’empare des environs, offrant à ce glaçage immaculé l’occasion éphémère de briller.

Au coeur de l’hiver

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Vestiges décharnés d’une saison morte
Dont les souvenirs se perdent dans le brouillard
Un printemps, un été, que le vent emporte
Dans ce cycle éternel point de hasard
Au fond la seule chose qui importe
Est l’espoir renouvelé du prochain départ

© Janet MOLINS

 

Face au temps qui passe

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© Janet MOLINS

Ballotté, rudoyé, malmené. Il ne compte plus les assauts du vent. Ses vaines tentatives de déracinement. Exsangue le pin ? Vigoureux. Droit comme un I. Comme son cousin le roseau, on pourrait le croire plier, parfois. Rompre, jamais. Le gardien des vignes veille. Encore. Seul face au temps qui passe.

L’Ortenbourg et le Ramstein (Alsace)

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© Janet MOLINS

L’Alsace, terre de grands vins et de châteaux-forts. Les premières crêtes des Vosges en venant de la plaine en sont truffées. Parmi les noms célèbres, l’Ortenbourg et le Ramstein frappent par leur proximité géographique. L’histoire l’explique : en 1291, Rodolphe 1er de Habsbourg, roi des Romains et seigneur de l’Ortenbourg, meurt sans avoir réussi à imposer son fils à la tête du Saint-Empire romain germanique. Un cousin, Otton IV von Ochsenstein, retourne sa veste en soutenant ouvertement l’autre candidat à l’élection impériale, Adolphe de Nassau. Il entreprend alors le siège de l’Ortenbourg, faisant construire pour l’occasion le Ramstein en contrebas. L’Ortenbourg sera incendié, puis reconstruit en 1298 quand Albert de Habsbourg récupèrera la couronne impériale.